La Deûle, Portrait Passager #1

La Deûle est une composante fondamentale du paysage et de l’organisation du territoire. Elle représente un élément fondateur de la cité lilloise et lui a donné son nom. Successivement commerciale, défensive et industrielle, elle a toujours été un support aux actes d’urbanisation de la ville. Aujourd’hui, ce territoire est en pleine mutation. La Deûle qui semblait complètement oubliée reprend un rôle à l’échelle de la métropole.

Le projet photographique saisit un instantané de ce paysage en devenir en trois séquences.

– De la Citadelle à Wambrechies

– De Wambrechies à Deulémont

– De la Citadelle à Bois Blancs

Nous avons développé à travers ces séquences une approche critique, sensible et documentaire.

Un regard critique pour déceler les discontinuités à travers le paysage, s’interroger sur les nouvelles constructions, comprendre l’histoire des lieux et interpréter ce qu’il en reste.

Une démarche artistique pour mettre en avant le caractère des lieux, un travail qui a rapport au graphisme, à l’action de saisir quelque chose de beau. Comment un paysage peut-il se retrouver dans un détail et inversement.

Un reportage photographique pour faire un instantané du territoire amené à se transformer. Il nous semble important de témoigner de ce moment de transformation du paysage à travers un objectif.

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Carte sortie 1

Formes urbaines – Le quai du Wault

Première sortie de la série « Formes urbaines » le 10 juillet 2016 à Lille au quai du Wault. Nature en ville, couleurs, matières, et usages…

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Ancienne brasserie Paul Collignon – Lécluse

Fondée en 1923, la brasserie Paul Collignon fait partie des brasseries « modernes » de l’après-guerre, mais elle garde tout de même la dimension locale des brasseries du début du siècle. Une trentaine de cafés seulement distribuaient sa bière la plus réputée : « les Quatre As ». Au plus fort de son activité, 30 000 hectolitres de bières étaient brassés dans les bâtiments de Lécluse, grâce aux 70 personnes qui travaillaient là.

Il est bien difficile d’imaginer l’activité qui a pu régner là dans ses plus fastes années. Tout le matériel et les machines ont disparues, ne reste que çà et là des tuyaux, des étagères « range-bouteilles », des caisses, des étiquettes, des bouteilles en verre ou encore un baril en bois. La végétation a envahie la cour, les vieux pavés équarris ne sont presque plus visibles. Les voitures à cheval ont également disparues, ne restent que les écuries, témoin de leur présence.

Les membres de l’association ont pleinement profité de ce lieu pour immortaliser ce qu’il en reste, afin que le patrimoine local que constitue la brasserie Paul Collignon, véritable exemple de l’évolution des brasseries du Nord Pas-de-Calais, ne soit pas oublié.

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Stage photo du 9 janvier 2016

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Samedi 9 janvier 2016 Arras, un groupe de 6 passionnés de photo se rassemble dans les locaux du CPIE pour suivre un stage photo. Si au départ les uns et les autres ne se connaissent pas encore, une volonté commune les rassemble : mieux utiliser son appareil photo et apprendre à faire de plus belles photos.

Après avoir pris le café d’accueil ensemble le groupe est pris en charge par le formateur: Jean-Philippe d’Obscura Formation. Les attentes des stagiaires sont différentes et sont exprimées dès le départ pour que l’encadrant puisse s’adapter aux demandes formulées: connaître les limites de son matériel pour l’un, mieux cadrer et composer son image pour l’autre, ou encore découvrir ce qu’est le HDR pour un troisième.

Les conditions d’accueil sont idéales puisqu’une salle chauffée (indispensable en hiver) est mise à disposition pour la partie théorique agrémentée d’exemples projetés sur écran. Par ailleurs, l’environnement immédiat est propice à des coupures régulières afin de sortir et mettre en pratique immédiatement les principes théoriques qui viennent d’être expliqués.

Cette nouvelle session de stage organisée à Arras a emmené les stagiaires non plus sur la Grand Place mais dans le secteur de la citadelle. Les 6 stagiaires y ont trouvé matière à exprimer leur créativité et surtout à organiser l’environnement en différents plans photographiques. Côté problèmes techniques, le formateur, toujours au contact des photographes, a pu, au fur et à mesure, donner tous les conseils utiles directement sur le terrain afin à la fois d’expliquer certaines réactions inattendues de l’appareil mais aussi comment y remédier.

De retour en salle, chaque membre du groupe a pu montrer le résultat de son travail et profiter des commentaires et réactions des autres dans une ambiance conviviale et décontractée.

Grâce à une météo compréhensive qui a fourni une superbe lumière en début d’après midi et au talent des stagiaires, ces derniers ont, au final, pu faire des images de très grandes qualités.

Merci à eux pour leur bonne humeur et leur implication à chaque étape de cette journée.

 

Quelques extraits de leurs commentaires :

«J’ai hésité à m’inscrire car j’avais un peu peur d’être ridicule vu mon niveau en photo. En fait, le formateur m’a mise en confiance et s’est très bien adapté. J’ai pu aussi bénéficier de l’aide des autres membres du groupe. »

« Je suis très satisfait du stage journée. La répartition technique-pratique est bien équilibrée »

« J’ai tout apprécié dans ce stage. Je regrette juste le manque de temps pour en connaître un peu plus. J’envisage de me réinscrire pour un stage d’approfondissement.»

« Super journée ! Bonne ambiance et explications au top ! »

« Journée très conviviale. Il pourrait être intéressant que les stagiaires apportent leurs propres photos pour la partie critique collective et lecture d’images »

« Très bon formateur. Agréable de travailler avec d’autres personnes » 

Brasserie Saint Germain – Aix-Noulette

Visite guidée de la brasserie au nom du Saint Patron de la ville d’Aix-Noulette. Nous découvrons au fur et à mesure de la visite que le chiffre 24 est omniprésent dans le processus de fabrication de la bière (notamment pour le dosage du malt et la température de garde de la bière). Il prend alors une dimension mystique à l’instar de l’étoile des Motte-Cordonnier, d’autant plus que la fameuse page 24 serait celle qui vanterait les bienfaits du houblon dans un livre écrit par la religieuse Hildegarde de Bingen au Moyen-Âge.

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La Brasserie des 2 Caps – Tardinghen

La brasserie des 2 caps se situe à Tardinghen entre le Cap Gris-Nez et le Cap Blanc-Nez comme le laisse deviner son nom. Elle a pris ses quartiers dans une annexe de la ferme de la Belle Dalle. Un beau corps de ferme datant du 18e siècle entouré de champs d’orge. Le site est splendide. Une grande cuve en cuivre trône dans la cour et attire la curiosité de tous les portraitistes.

Le brasseur, Christophe Noyon lui-même nous fait la visite. En plus des explications sur la fabrication de la bière, il nous raconte l’histoire de sa brasserie et de sa famille. Le projet démarre en 2001 lorsque Christophe et Alexia Noyon souhaitent se consacrer à la création d’une brasserie dans la ferme familiale. Christophe, ingénieur agricole suit une formation de brasseur à Louvain. La structure est officiellement créée en 2003 autour des valeurs de « Qualité, Indépendance et Engagement ».

Une des particularités de cette brasserie est que 95% du malt utilisé pour la bière provient des champs aux alentours. Si bien que Christophe Noyon a mis au point une bière de « cru millésimé » nommée la Belle Dalle fabriquée à partir des mêmes champs d’orge. Elle porte le nom de la ferme. Tout est fait pour que le rapprochement soit fait entre cette bière et un vin : du style de la bouteille au style du verre.

Les projets pour la brasserie ne manquent pas. Pourquoi ne pas créer une malterie pour proposer une bière fabriquée localement à 100% ?

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© Quentin Madec - Portraits de Territoires

© Quentin Madec – Portraits de Territoires

L’anneau de la mémoire. Mémorial International Notre-Dame-de-Lorette.

Promenade sur la colline d’Ablain-Saint-Nazaire et visite du nouveau mémorial imaginé par l’architecte Philippe Prost à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre. Sur la face intérieure de l’anneau, les noms de 579 606 soldats tués sur la ligne de front du Nord-Pas-de-Calais sont gravés sur des panneaux en inox de couleur bronze. Après avoir traversé la prairie à l’intérieur du monument, un panorama sur les plaines de l’Artois se dévoile en passant sous l’anneau.

Le projet reçoit le « Prix Culture-Jeunesse-Sport » du concours de « l’équerre d’argent » organisé par la revue d’architecture Le Moniteur.

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Ancienne tour d’extraction n°19 de Loos-en-Gohelle

Ascension de cette tour de 66 mètres de haut, attenante aux deux plus hauts terrils d’Europe dont l’emprunte dans le paysage proche et lointain du nord de la France est très importante. En effet, elle est un signal depuis les villes alentours mais est également perceptible depuis le sommet du beffroi de Lille ou encore depuis le haut du mont Cassel dans les Flandres!

D’abord laissée à l’abandon en 1986, à la fin de l’exploitation de la mine de charbon, elle est d’abord inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1992 pour enfin être classée en septembre 2009. Aujourd’hui la base du 11/19, faisant référence aux puits n°11 et n°19, est un des lieux emblématiques de la mémoire de la mine et fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La tour qui permettait d’extraire 8000 tonnes de produits bruts par jour est construite par la Société des mines de Lens dans les années cinquante et est constituée d’environ 10 000 tonnes de béton armé. À l’intérieur, les rainures de bois visibles sur les parois laissent imaginer un travail de banchage titanesque.

De la base au sommet, nous avons progressé, accompagnés d’un guide du CPIE Chaîne des Terrils: Frédéric Kowalski qui nous a apporté des explications très pertinentes sur l’histoire et le fonctionnement du bâtiment. Le « bâtiment de recette », situé sous la tour, dispose encore de ses rails servant à diviser et trier les différentes berlines contenant le charbon. Le sommet de l’immense ascenseur vertigineux, lui, n’est pas un belvédère mais une immense pièce sombre et silencieuse accueillant les derniers éléments de la machinerie d’extraction.

Servant actuellement de porte-drapeau pour les événements régionaux tels que « La Route du Louvre », la question d’un nouvel usage pour cette tour endormie est aujourd’hui posée. Peut-elle devenir un musée à l’instar du centre historique minier de Lewarde?

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Série n°1: La tour d’extraction n°19.

Retour sur le stage photo du 3 mai 2014

 

Le 3 mai dernier, nous inaugurions notre première session de formation photo « Des fondamentaux à la mini-série ». Celle-ci s’est déroulée dans les locaux du CPIE, chaîne des terrils, à Loos-en-Gohelle. Ce site présente à la fois un caractère architectural fort, par les installations minières telles que les tours d’extraction ou encore les corons environnants, mais il offre également un accès privilégié à un marqueur fort de notre territoire et de notre histoire locale: les terrils.

Quel meilleur endroit pouvait accueillir la formation de l’association Portraits de territoires ?!

C’est donc dans ce cadre particulier et unique que nous avons accueilli nos trois premiers stagiaires, pour une journée riche en informations et en apprentissages. De la personne novice munie de son appareil photo de type bridge à la personne plus avertie possédant un réflexe numérique et connaissant les bases de la photographie, les stagiaires sont tous ressortis de la formation avec des connaissances supplémentaires, des astuces, mais également de nouveaux objectifs photographiques, un œil nouveau sur la manière dont ils photographient leur environnement ainsi qu’une plus grande aisance dans l’acte photographique.

La journée a été marquée par différents temps forts : l’approche théorique et les fondamentaux, appuyés sur des exemples concrets ; la partie pratique en extérieur, avec pour objectif la création d’une mini-série sur un thème choisi par le stagiaire, suivi, aidé et conseillé par le formateur ; le tri des photos, la sélection d’une mini-série et la présentation de celle-ci aux autres stagiaires pour un retour critique sur leur travail, le tout dans une ambiance intimiste et conviviale.

Nous avons donc le plaisir de vous présenter ici quelques photographies issues du travail des stagiaires lors de cette journée.

– Catherine a choisi de travailler sur le chevalement présent sur le site. Sa série constitue un mini-reportage sur cet objet, duquel elle s’est approchée puis qu’elle a contourné afin de le photographier sous différents angles.

– Pierre-François quant à lui, s’est inspiré de la sensation qu’il a eu en pénétrant sur le site : l’impression d’être tout petit face à ces bâtiments imposants. Il a alors choisi de travailler en contre-plongée afin de retranscrire sa sensation.

– Enfin, Benoît s’est attaché à des détails architecturaux, afin de créer des compositions graphiques à partir de juxtapositions de matières, le tout en jouant avec l’ombre et la lumière.

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