Ancienne Brasserie Catry – Wambrechies

L’allée en pavés nous emmène vers le bâtiment principal de l’ancienne brasserie au milieu des champs. Ce dernier est accolé à la maison du brasseur et à la grande ferme appartenant à la famille Catry. Construite en 1883, la brasserie présente un pignon flamand surmonté d’un christ sauveur. Des briques jaunes clair sont assemblées pour former l’année de construction de l’ensemble brassicole.

Le décor est cinématographique. Ici, rien n’a bougé et nous avons l’impression de faire irruption au début du siècle dernier. Les cuves en cuivre sont intactes, la cheminée est encore présente et reliée à la magnifique chaufferie recouverte en partie de carreaux de ciment mettant en valeur ses mécaniques.

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La Villa Cavrois – Croix

C’est de la rencontre entre deux associations (La Société d’Émulation de Roubaix et Portraits de Territoires) qu’est née cette série de photographies de la villa Cavrois.

Les Gens et les Pierres… C’est sur cet intérêt commun aux deux univers associatifs que s’est fondée la collaboration. Cette interrelation entre l’Homme et son environnement bâti constitue également un axe majeur de la démarche de l’association Portraits de Territoires. Celle-ci se retrouve notamment dans le travail réalisé autour des brasseries et malteries du Nord-Pas-de-Calais.

Mais comment aborder un sujet aussi complexe que la villa Cavrois ? Dans cette série photographique, l’enjeu est d’apporter de l’inédit et de la fraîcheur à l’effervescence suscitée par la restauration de l’œuvre emblématique de Robert Mallet-Stevens. Nous sommes arrivés à Croix sur la parcelle de ce véritable palais moderne avec un angle de vue offert par les premières réflexions de Gens et Pierres de Roubaix : nous devions faire avec l’idée d’un « vertige Cavrois »… Vertige par la verticalité non évidente mais bien réelle de son architecture. Vertige aussi par le succès exponentiel de la villa comme lieu touristique dans une région où le patrimoine se rapporte peu à de grandes réalisations architecturales historiques. La villa fait aujourd’hui office de « château » remarquable à visiter dans la métropole.

Avec cette pensée en tête, nous avons pu longuement déambuler autour et dans la villa. Nous nous sommes croisés et avons saisi certains principes qui ont dû enthousiasmer Robert Mallet-Stevens lors de la conception de ce manifeste architectural. Nous avons également observé, à travers nos objectifs, les personnes qui font que la villa est vivante entre 10h30 et 17h30. Alors, en faisant un pas de côté, en levant la tête ou baissant les yeux, nous avons, chacun à notre manière, pu nous faire une idée de ce que représentait le vertige Cavrois.

Ainsi, le vertige Cavrois se décline sous le clic de nos appareils, selon nos sensibilités, nos champs disciplinaires et professionnels, notre connaissance ou non du lieu et de son histoire. Le vertige est évident dans la rigueur des matérialités, dans la juxtaposition des volumes et des matériaux. Le vertige prend aussi la forme de reflets et brillances selon la position calculée des éléments architecturaux, du mobilier et des détails. Le vertige se révèle dans les vides et les grandes hauteurs offertes par l’architecte, véritables terrains de jeux pour photographes. Mais le vertige apparaît parfois dans une ombre courant sur un mur ou derrière une paroi opalescente. Avait-il prévu cet effet ?

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Stage photo du 9 janvier 2016

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Samedi 9 janvier 2016 Arras, un groupe de 6 passionnés de photo se rassemble dans les locaux du CPIE pour suivre un stage photo. Si au départ les uns et les autres ne se connaissent pas encore, une volonté commune les rassemble : mieux utiliser son appareil photo et apprendre à faire de plus belles photos.

Après avoir pris le café d’accueil ensemble le groupe est pris en charge par le formateur: Jean-Philippe d’Obscura Formation. Les attentes des stagiaires sont différentes et sont exprimées dès le départ pour que l’encadrant puisse s’adapter aux demandes formulées: connaître les limites de son matériel pour l’un, mieux cadrer et composer son image pour l’autre, ou encore découvrir ce qu’est le HDR pour un troisième.

Les conditions d’accueil sont idéales puisqu’une salle chauffée (indispensable en hiver) est mise à disposition pour la partie théorique agrémentée d’exemples projetés sur écran. Par ailleurs, l’environnement immédiat est propice à des coupures régulières afin de sortir et mettre en pratique immédiatement les principes théoriques qui viennent d’être expliqués.

Cette nouvelle session de stage organisée à Arras a emmené les stagiaires non plus sur la Grand Place mais dans le secteur de la citadelle. Les 6 stagiaires y ont trouvé matière à exprimer leur créativité et surtout à organiser l’environnement en différents plans photographiques. Côté problèmes techniques, le formateur, toujours au contact des photographes, a pu, au fur et à mesure, donner tous les conseils utiles directement sur le terrain afin à la fois d’expliquer certaines réactions inattendues de l’appareil mais aussi comment y remédier.

De retour en salle, chaque membre du groupe a pu montrer le résultat de son travail et profiter des commentaires et réactions des autres dans une ambiance conviviale et décontractée.

Grâce à une météo compréhensive qui a fourni une superbe lumière en début d’après midi et au talent des stagiaires, ces derniers ont, au final, pu faire des images de très grandes qualités.

Merci à eux pour leur bonne humeur et leur implication à chaque étape de cette journée.

 

Quelques extraits de leurs commentaires :

«J’ai hésité à m’inscrire car j’avais un peu peur d’être ridicule vu mon niveau en photo. En fait, le formateur m’a mise en confiance et s’est très bien adapté. J’ai pu aussi bénéficier de l’aide des autres membres du groupe. »

« Je suis très satisfait du stage journée. La répartition technique-pratique est bien équilibrée »

« J’ai tout apprécié dans ce stage. Je regrette juste le manque de temps pour en connaître un peu plus. J’envisage de me réinscrire pour un stage d’approfondissement.»

« Super journée ! Bonne ambiance et explications au top ! »

« Journée très conviviale. Il pourrait être intéressant que les stagiaires apportent leurs propres photos pour la partie critique collective et lecture d’images »

« Très bon formateur. Agréable de travailler avec d’autres personnes » 

Brasserie Saint Germain – Aix-Noulette

Visite guidée de la brasserie au nom du Saint Patron de la ville d’Aix-Noulette. Nous découvrons au fur et à mesure de la visite que le chiffre 24 est omniprésent dans le processus de fabrication de la bière (notamment pour le dosage du malt et la température de garde de la bière). Il prend alors une dimension mystique à l’instar de l’étoile des Motte-Cordonnier, d’autant plus que la fameuse page 24 serait celle qui vanterait les bienfaits du houblon dans un livre écrit par la religieuse Hildegarde de Bingen au Moyen-Âge.

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La Brasserie du Pavé – Ennevelin

Située en Pévèle, dans la campagne de la métropole Lilloise, la petite brasserie du Pavé est dirigée par le brasseur Dominique Dillies, ancien photographe culinaire professionnel.

Créée de toutes pièces dans un ancien corps de ferme réhabilité, la brasserie produit 300 hectolitres de bières par année. L’idée de son brasseur, est de travailler l’image de la marque de la bière PVL (diminutif de Pévèle) en jouant avec le côté ancien de l’artisanal remis au goût du jour.

Cette visite nous a donné l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la fabrication de la bière de dégustation mais surtout de rencontrer une personnalité passionnante.

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© Jean-Philippe / Portraits de Territoires

© Jean-Philippe / Portraits de Territoires

Brasserie-malterie Motte-Cordonnier – Nouvelle visite

Nouvelle série à la fameuse brasserie malterie d’Armentières.

Série n°4: La brasserie malterie Motte-Cordonnier en détails.

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Ancienne tour d’extraction n°19 de Loos-en-Gohelle

Ascension de cette tour de 66 mètres de haut, attenante aux deux plus hauts terrils d’Europe dont l’emprunte dans le paysage proche et lointain du nord de la France est très importante. En effet, elle est un signal depuis les villes alentours mais est également perceptible depuis le sommet du beffroi de Lille ou encore depuis le haut du mont Cassel dans les Flandres!

D’abord laissée à l’abandon en 1986, à la fin de l’exploitation de la mine de charbon, elle est d’abord inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1992 pour enfin être classée en septembre 2009. Aujourd’hui la base du 11/19, faisant référence aux puits n°11 et n°19, est un des lieux emblématiques de la mémoire de la mine et fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La tour qui permettait d’extraire 8000 tonnes de produits bruts par jour est construite par la Société des mines de Lens dans les années cinquante et est constituée d’environ 10 000 tonnes de béton armé. À l’intérieur, les rainures de bois visibles sur les parois laissent imaginer un travail de banchage titanesque.

De la base au sommet, nous avons progressé, accompagnés d’un guide du CPIE Chaîne des Terrils: Frédéric Kowalski qui nous a apporté des explications très pertinentes sur l’histoire et le fonctionnement du bâtiment. Le « bâtiment de recette », situé sous la tour, dispose encore de ses rails servant à diviser et trier les différentes berlines contenant le charbon. Le sommet de l’immense ascenseur vertigineux, lui, n’est pas un belvédère mais une immense pièce sombre et silencieuse accueillant les derniers éléments de la machinerie d’extraction.

Servant actuellement de porte-drapeau pour les événements régionaux tels que « La Route du Louvre », la question d’un nouvel usage pour cette tour endormie est aujourd’hui posée. Peut-elle devenir un musée à l’instar du centre historique minier de Lewarde?

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Série n°1: La tour d’extraction n°19.