La Brasserie des 2 Caps – Tardinghen

La brasserie des 2 caps se situe à Tardinghen entre le Cap Gris-Nez et le Cap Blanc-Nez comme le laisse deviner son nom. Elle a pris ses quartiers dans une annexe de la ferme de la Belle Dalle. Un beau corps de ferme datant du 18e siècle entouré de champs d’orge. Le site est splendide. Une grande cuve en cuivre trône dans la cour et attire la curiosité de tous les portraitistes.

Le brasseur, Christophe Noyon lui-même nous fait la visite. En plus des explications sur la fabrication de la bière, il nous raconte l’histoire de sa brasserie et de sa famille. Le projet démarre en 2001 lorsque Christophe et Alexia Noyon souhaitent se consacrer à la création d’une brasserie dans la ferme familiale. Christophe, ingénieur agricole suit une formation de brasseur à Louvain. La structure est officiellement créée en 2003 autour des valeurs de « Qualité, Indépendance et Engagement ».

Une des particularités de cette brasserie est que 95% du malt utilisé pour la bière provient des champs aux alentours. Si bien que Christophe Noyon a mis au point une bière de « cru millésimé » nommée la Belle Dalle fabriquée à partir des mêmes champs d’orge. Elle porte le nom de la ferme. Tout est fait pour que le rapprochement soit fait entre cette bière et un vin : du style de la bouteille au style du verre.

Les projets pour la brasserie ne manquent pas. Pourquoi ne pas créer une malterie pour proposer une bière fabriquée localement à 100% ?

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© Quentin Madec - Portraits de Territoires

© Quentin Madec – Portraits de Territoires

La Brasserie de Saint-Omer

Cette grande brasserie emploie 600 personnes et produit près de 2 millions d’hectolitres de bière par an, fournissant principalement les commerces de grande distribution. Au coeur de la ville de Saint-Omer, l’activité de l’établissement se fait sans interruption du lundi au dimanche.

Accueillis par André Pecqueur, Président Directeur Général de la Brasserie, nous nous sommes ensuite immergés dans l’univers de la chaîne de production industrielle de la bière. Les bouteilles de 25 cl passant à vive allure et s’entrechoquant sur les différents tapis roulants créent une ambiance particulière dans le lieu. À la fois bruyante et hypnotisante.

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La Brasserie du Pavé – Ennevelin

Située en Pévèle, dans la campagne de la métropole Lilloise, la petite brasserie du Pavé est dirigée par le brasseur Dominique Dillies, ancien photographe culinaire professionnel.

Créée de toutes pièces dans un ancien corps de ferme réhabilité, la brasserie produit 300 hectolitres de bières par année. L’idée de son brasseur, est de travailler l’image de la marque de la bière PVL (diminutif de Pévèle) en jouant avec le côté ancien de l’artisanal remis au goût du jour.

Cette visite nous a donné l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la fabrication de la bière de dégustation mais surtout de rencontrer une personnalité passionnante.

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© Jean-Philippe / Portraits de Territoires

© Jean-Philippe / Portraits de Territoires

L’anneau de la mémoire. Mémorial International Notre-Dame-de-Lorette.

Promenade sur la colline d’Ablain-Saint-Nazaire et visite du nouveau mémorial imaginé par l’architecte Philippe Prost à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre. Sur la face intérieure de l’anneau, les noms de 579 606 soldats tués sur la ligne de front du Nord-Pas-de-Calais sont gravés sur des panneaux en inox de couleur bronze. Après avoir traversé la prairie à l’intérieur du monument, un panorama sur les plaines de l’Artois se dévoile en passant sous l’anneau.

Le projet reçoit le « Prix Culture-Jeunesse-Sport » du concours de « l’équerre d’argent » organisé par la revue d’architecture Le Moniteur.

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Brasserie-malterie Motte-Cordonnier – Nouvelle visite

Nouvelle série à la fameuse brasserie malterie d’Armentières.

Série n°4: La brasserie malterie Motte-Cordonnier en détails.

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Ancienne tour d’extraction n°19 de Loos-en-Gohelle

Ascension de cette tour de 66 mètres de haut, attenante aux deux plus hauts terrils d’Europe dont l’emprunte dans le paysage proche et lointain du nord de la France est très importante. En effet, elle est un signal depuis les villes alentours mais est également perceptible depuis le sommet du beffroi de Lille ou encore depuis le haut du mont Cassel dans les Flandres!

D’abord laissée à l’abandon en 1986, à la fin de l’exploitation de la mine de charbon, elle est d’abord inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1992 pour enfin être classée en septembre 2009. Aujourd’hui la base du 11/19, faisant référence aux puits n°11 et n°19, est un des lieux emblématiques de la mémoire de la mine et fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La tour qui permettait d’extraire 8000 tonnes de produits bruts par jour est construite par la Société des mines de Lens dans les années cinquante et est constituée d’environ 10 000 tonnes de béton armé. À l’intérieur, les rainures de bois visibles sur les parois laissent imaginer un travail de banchage titanesque.

De la base au sommet, nous avons progressé, accompagnés d’un guide du CPIE Chaîne des Terrils: Frédéric Kowalski qui nous a apporté des explications très pertinentes sur l’histoire et le fonctionnement du bâtiment. Le « bâtiment de recette », situé sous la tour, dispose encore de ses rails servant à diviser et trier les différentes berlines contenant le charbon. Le sommet de l’immense ascenseur vertigineux, lui, n’est pas un belvédère mais une immense pièce sombre et silencieuse accueillant les derniers éléments de la machinerie d’extraction.

Servant actuellement de porte-drapeau pour les événements régionaux tels que « La Route du Louvre », la question d’un nouvel usage pour cette tour endormie est aujourd’hui posée. Peut-elle devenir un musée à l’instar du centre historique minier de Lewarde?

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Série n°1: La tour d’extraction n°19.

Brasserie-malterie Peugniez-Clabaut de Courcelles-lès-Lens

Série n°2: Brasserie-malterie Peugniez-Clabaut.

Seconde visite d’une ancienne brasserie artisanale. Proche de l’ancienne fosse n°7 de Courcelles-lès-Lens, son histoire est étroitement liée avec celle de la compagnie des mines de l’Escarpelle. Celle-ci produit jusqu’à 6000 hectolitres de bière à fermentation haute jusqu’à la fin de la seconde Guerre Mondiale. Aujourd’hui, le lieu est totalement vidé de ses machines et cuves servant à la fabrication de la bière. L’odeur du malt grillé dans la tour de la malterie ou la poulie du monte-charge nous rappellent néanmoins qu’autrefois le fameux « Bock Courcellois » se préparait ici.

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